Affaire Sonko: Activistes et partis de l’opposition “élèvent” la voix et interpellent les religieuxParKhalil Kamara 21/02/2021 à 8:23

3
logo


PASTEF, Taxawu Sénégal, PUR, GËM SA BOPP, MBORO SOS, MERINA MA FIERTÉ, l’Union pour un Mouvement d’avenir (UMA), le P.D.S, SPD, FDS, FRAPP FRANCE DÉGAGE de Tivaouane ont élevé leurs voix pour exprimer leur indignation face à ce qu’ils qualifient de “cabale politique contre le Président Ousmane Sonko“. Mais aussi contre “les rafles préventives illégales en cours depuis dimanche 15 février au Sénégal“.

Après les 19 Détenus du Cap manuel et les 08 de Bignon, Fatima M’bengue du FRAPP, Abbas Fall de Pastef, l’épouse de Birame Souleye Diop de Pastef , de Birama Souleye Diop Administrateur du Parti PASTEF et deux autres personnes sont victimes d’un kidnapping d’État”, notent-ils dans un communiqué parvenu à Senego.

Accusations…

Au départ, le président Macky Sall les accusait à travers la division d’investigation criminelle (DIC) d’offense au chef de l’État, de diffusion de fausses nouvelles, d’atteinte à la sureté de l’État“, ce qui, selon eux prouve le “caractère fantaisiste de ces accusations c’est qui n’ont jamais été prouvées“. Avant de constater de nouveau qu’ “aujourd’hui, se rendant compte que ses accusations sont ridicules, le président Macky Sall a revu à la baisse ses ambitions dictatoriales. Ainsi, il accuse les cinq de diffusion de fausses nouvelles, diffusion d’images contraires aux bonnes mœurs“.

“Chasse à l’homme…”

Allées déposer une lettre pour informer le préfet de Dakar de la manifestation qui aura lieu la semaine prochaine pour exiger la libération de tous les prisonniers et des citoyens à la DIC depuis plusieurs jours, les personnes chargées du dépôt sont arrêtées par le régime de Macky Sall au moment où ils s’adressaient à la presse. Parmi ces personnes figurent Lath Sa Khewar membre de Pastef département Tivaouane“, rappellent PASTEF Département Tivaouane, des partis politiques de l’opposition du département et des mouvements citoyens et société civile.

Ils demandent, à cet effet “l’arrêt immédiat de ce qu’il est convenu d’appeler ‘la chasse à l’homme’ des responsables de Pastef et de FRAPP…

Sur l’affaire supposée de viol…

Nous considérons que cette affaire de viol qui s’est dégonflée tel un ballon de baudruche n’est qu’un énième complot politique, et la suite logique d’un long processus de liquidation d’opposants qui a démarré avec l’emprisonnement d’abord de Karim Wade puis de Khalifa Ababacar Sall avec la violation de tous leurs droits. Qui sera le prochain dans cette longue liste…“, se sont-ils interrogés.

Stabilité du pays…

Nous disons à Macky Sall que s’il se soucie vraiment de la stabilité du pays, de l’équilibre politico-social du Sénégal, qu’il abandonne cette traque des opposants. Sinon nous le tiendrons pour responsable de tout ce qui adviendra demain. Il a l’habitude de dire que l’heure est grave, c’est dans ces moments que l’heure est vraiment grave (…) Qu’il sache donc que la stabilité du pays est suspendue à ses lèvres“, demandent-ils aux chefs religieux du Département, “aux khalifes généraux de Tivaouane, PIR , Ndiassane de parler avec le Président Macky SALL d’arrêter ce complot seul gage de stabilité pour le pays car nous sommes plus que déterminés pour défendre la démocratie et l’État de droit au prix qu’il voudra“.

Aucune publication trouvée.