Cas Sonko : “Je serai rassuré quand un magistrat inculpera un ministre…” (Barka Ba)ParMangoné KA 15/02/2021 à 8:14

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La suite à envisager pour l’affaire Ousmane Sonko-Adji Sarr, accusé de viol répétés par Adji Sarr, nous est contée par Barka Bâ, journaliste au Groupe futurs médias (Gfm). La Commission ad hoc sera mise sur pied ce lundi à l’Assemblée nationale aux fin d’examiner la demande de levée de l’immunité parlementaire du député Ousmane Sonko.

De 3000 voix aux Législatives de 2017 et 700 mille voix à la dernière Présidentielle, avec un score de 15%, Ousmane Sonko est devenu l’opposant principal à Macky Sall après que Idrissa Seck a posé ses baluchons chez Macky. Et, cette affaire de présumé viol ne peut pas être banale au regard de la personnalité du leader de Pastef – Les Patriotes.

Débat

“Est-ce que la justice sénégalaise a donné des gages d’indépendance suffisante pour qu’une affaire qui aurait dû rester dans le cadre privé ne déborde pas du cadre politique ? Parce qu’il y a eu des précédents à tort ou à raison, l’affaire Khalifa Sall et Karim Wade, des personnalités majeures, politisés à l’extrême”, analyse, dans Remue-Ménage, sur la Rfm, Barka Bâ, selon qui, beaucoup de gens sont fondés que le régime veut éliminer Ousmane Sonko et cela piège le débat.

Démocratie piégée

Et par ricochet, poursuit le journaliste, la démocratie sénégalaise en pâtit parce qu’il y a cette défiance et ce manque de confiance des justiciables. Et cette défiance à la justice, argue Barka Bâ du Gfm, c’est aussi un piège contre notre démocratie.

Peines du pouvoir sur les opposants

“Je serai rassuré quand je verrai un magistrat inculper une autorité en cours et la mettre en prison, un directeur qui a détourné de l’argent ou un ministre qui va répondre devant la justice. Comment se fait-il que les peines les plus compliquées, les plus incommodes tombent toujours sur des gens identifiés comme des adversaires du pouvoir ?” L’analyste politique est dibutatif.