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Couvre-feu et manifestations: M. Diakhaté dénonce l’implication de nervis et une “dérive répressive”ParKhalil Kamara 10/01/2021 à 8:14

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Depuis l’annonce du couvre-feu partiel par le Président Macky Sall, il a été constaté des manifestations de jeunes qui refusent de se conformer à cette mesure. Et pour faire respecter ce couvre-feu et casser ces manifestants, Moustapha Diakhaté dit avoir constaté, pour le regretter, dans plusieurs communes de Dakar et la banlieue l’ “implication active de nervis“.

Un procédé qui, selon lui “est irresponsable et dangereux. Dans une République digne de ce nom, un gouvernement ne peut recourir à des nervis dans des missions de rétablissement ou le maintien de l’ordre“.

Gros bras…

L’intervention de gros bras pour le maintien de l’ordre est une extrême gravité et peut conduire le Sénégal dans une situation de guerre civile avec l’émergence de milices paramilitaires à la solde de politiciens sans foi ni loi. La hiérarchie de la gendarmerie et de la police doivent refuser de couvrir la participation de nervis dans des opérations de maintien de l’ordre“, souligne-t-il.

Les responsables de l’armée “doivent refuser”…

Pour lui, “les responsables de l’armée, de la gendarmerie et de la police doivent refuser d’accepter d’être les complices de l’illégal déploiement de nervis, à côté des forces de défense et de sécurité, dans des actions régaliennes de maintien l‘ordre républicain. Il s’agit pour eux d’éviter que soit ternie l’image de l’armée, de la gendarmerie et de la police“.

Exigence…

Et de poursuivre : “Au regard de la gravité du recours à des nervis, dans des missions de maintien de l’ordre, la société civile et tout ceux qui le souci de la préservation de la démocratie et de l’Etat de droit démocratique doivent exiger l’ouverture d’une enquête indépendante pour identifier les auteurs des recrutements et déploiements de nervis pour casser des manifestants“.

En tout état de cause, le Président Macky Sall et son ministre de l’intérieur sont et seront les seuls responsables de toutes les bavures qui pourront découler du recours à des nervis dans une opération de respect de couvre-feu. Le Sénégal, la plus vieille démocratie d’Afrique ne peut prendre le chemin des sombres démocraties ‘illibérales’ où on additionne crimes, exécutions, assassinats, disparitions et tortures“, conclut M. Diakhaté sur sa page Facebook.