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Covid-19 au Sénégal : Abdoulaye Diouf donne les raisons de la cascade des décèsParCheikh Tidiane Kandé 09/01/2021 à 8:42

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Le nombre de cas graves et de décès devient de plus en plus inquiétant, avec cette deuxième vague. Pour le ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr, il faut une précocité dans la prise en charge, pour éviter la multiplication des cas graves et donc des décès.

Depuis l’annonce de la deuxième vague, le nombre de décès et de cas graves ne cesse de croitre. Une situation qui préoccupe énormément les populations. Déjà, dans le bilan d’hier, il y a eu 5 décès et 35 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation des différents hôpitaux. Abdoulaye Diouf Sarr analyse le grand problème occasionnant les décès et les cas graves à deux niveaux.

D’abord, fait-il remarquer, il y a une corrélation parfaite entre le nombre de cas, le nombre de décès et le nombre de cas graves. “Donc, si le nombre de cas augmente de cette manière exponentielle, il faut s’attendre à ce que le nombre de cas graves augmente. De manière corrélative, s’attendre aussi à ce que le nombre de décès augmente”.

Selon lui, la solution, c’est surtout la précocité de la prise en charge. Ce qui n’est pas toujours le cas. “Beaucoup de patients arrivent à la dernière minute. Je lance un appel, de la manière la plus solennelle, pour que les populations, de manière globale, amplifient ce message. Il faut lutter contre la stigmatisation, lutter contre le déni et demander aux personnes malades dans les domiciles de ne pas se cacher, de se présenter aux structures de santé, le plus tôt possible. Cela nous donnera les meilleures chances de les sauver”, supplie-t-il.

Par rapport à l’évolution des statistiques, il rappelle qu’au mois d’août, le Sénégal était à un nombre global de plus de 3 000 cas. Au mois de septembre, la courbe a chuté à 1 000. Au mois d’octobre, à plus de 600 et en novembre, à 400 et quelques cas. Le ministre de la Santé de préciser : “On disait, en son temps que, toute chose étant égale par ailleurs, nous pouvons maitriser la pandémie.

Mais il s’est passé, il faut le reconnaitre pour s’en désoler, un relâchement global qui nous a occasionné dès le mois de décembre une recrudescence de la situation. On s’est rendu compte que de 477 cas au mois de novembre, on est reparti à 3 000 cas au mois de décembre ; soit l’équivalent presque à la situation du mois d’août. Donc, il était important de le reconnaitre”, fait-il savoir.

De l’avis du ministre, les mesures prises avant-hier, c’est pour revenir à l’écosystème d’une riposte efficace pour tout le monde.

En ce qui concerne les tests, il rappelle que le Sénégal n’est pas dans une logique de tester toute la population. Les cibles des tests restent encore les cas suspects et les voyageurs. Selon Abdoulaye Diouf Sarr, il n’y a pas de soucis à se faire du point de vue de la disponibilité des tests. D’autant plus, a-t-il annoncé, que la plateforme Diatropix va permettre de produire au niveau national des tests de diagnostic rapide.

“D’ici la fin du mois de janvier, la production sera suffisante pour lancer dans nos systèmes de santé les tests de diagnostic rapide. Je peux rassurer et dire que, par rapport aux tests, le Sénégal est confortable en termes de stock et de possibilité de faire des tests”, souligne le ministre de la Santé et de l’Action sociale.