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GRADEC : “Le communiqué du ministre de l’Intérieur est une dangereuse atteinte aux libertés”ParMangoné KA 04/01/2021 à 8:40

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La campagne de levée de fonds lancée par le parti Pastef perturbe la quiétude du ministre de l’Intérieur, qui s’est réveillé à 2h du matin, pour refréner les ardeurs des camarades de Ousmane Sonkf. Mais Babacar Fall du Gradeec, saisissant la balle au bond sur Sud Fm, livre sa lecture et recadre Antoine Félix Abdoulaye Diome. 

Babacar Fall du Groupe de Recherche et d’Appui Conseil pour la Démocratie Participative et la Bonne Gouvernance(GRADEC) livre sa lecture du communiqué du ministère de l’Intérieur. Il parle d’une sortie dangereuse. A l’en croire, le ministre de l’Intérieur a fait une lecture erronée de la loi relative aux partis politiques.

Lecture erronée

“C’est une lecture erronée que le ministre de l’Intérieur fait de la loi, parce qu’il y a la loi de 1985 qui a été modifiée par la loi de 1989 qui régit les partis politiques.

Dans cette loi, la disposition qui est visée par rapport aux fonds reçus par un parti politique de l’étranger indique clairement  que la dissolution peut intervenir dans le cadre où un parti a reçu directement ou indirectement des subsides de l’étranger ou d’étrangers établis au Sénégal.

Si on se réfère à l’esprit de la loi, ce sont plutôt les fonds reçus d’étrangers établis hors du territoire national et également d’étrangers établis ici au Sénégal qui sont concernés pour des raisons liées au respect de la souveraineté internationale.

Est-ce qu’on doit considérer que les Sénégalais de la diaspora qui votent aux élections Présidentielles, Législatives, comme des étrangers?

Une atteinte aux libertés

Et, c’est là où le communiqué du ministère de l’Intérieur est dangereux et constitue une atteinte aux libertés, parce que  les partis politique légalement constitués ont des militants organisés  au niveau de la diaspora ? Comment on peut empêcher ces militants de participer au financement de leur parti. c’est absurde !

Pastef imperturbable

Malgré les menaces du ministre de l’Intérieur, les camarades de Birame Souleye Diop, administrateur du parti Pastef, disent être tranquilles et martèlent que la campagne de levée de fonds va se poursuivre. Non sans demander à Félix Antoine Diome de revoir la copie de la loi sur le financement des partis politiques.

Et que chaque 31 janvier, rappelle-t-il, Pastef, un parti régulièrement constitué, dépose ses états financiers.