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Lancement Pasec 2019 – Macky Sall : «si Le Formateur N’a Plus Peur De L’inspection, Il N’y A Plus D’éducation»

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Lancement PASEC 2019 – Macky Sall : «Si le formateur n’a plus peur de l’inspection, il n’y a plus d’éducation»

Venu présider la cérémonie de lancement du rapport international du Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Confemen (Pasec) de l’année 2019, le Chef de l’Etat, Macky Sall, a souligné la nécessité, pour le Sénégal, de changer de paradigme dans nos formations afin qu’il y ait un équilibre entre les scientifiques et non-scientifiques.

«A côté du numérique, il y a aussi un certain nombre de prérequis qui nécessitent que dans nos formations nous puissions changer de paradigme, notamment apprendre à compter, à maîtriser les chiffres dès le plus bas-âge. Il faut, dès le préscolaire, un environnement qui permette aux élèves qui seront étudiants pour avoir des pourcentages plus ou moins équivalents entre le nombre de bacheliers scientifiques et le nombre de bacheliers non-scientifiques», a noté le Président Sall, qui signale qu’au Sénégal, nous formons à «peu près 73% des bacheliers qui ne sont pas scientifiques».

Pour renverser cette tendance ou l’équilibrer, le président de la République estime qu’il faut «prendre le problème depuis la racine», c’est-à dire depuis l’école primaire. Il a ainsi profité de l’occasion pour poser le débat sur la question de la qualité des formateurs, «La formation des enseignants, des instituteurs, la formation des inspecteurs. Je disais au ministre de l’Education qu’il faut augmenter le nombre d’inspecteurs dans nos départements. Si le formateur n’a plus peur de l’inspection, il n’y a plus d’éducation. Donc, il faut former en nombre suffisant les inspecteurs au niveau départemental, au niveau des académies. Et si l’enseignement supérieur n’arrive pas à vous former, on vous donnera la possibilité de former vos inspecteurs», a-t-il insisté.

Pourquoi j’ai accepté d’être le parrain ?

Le Président Macky Sall a, par ailleurs, profité de l’occasion pour évoquer les raisons qui l’ont poussé à accepter d’être le parrain des 60 ans de la Conférence des ministres de l’Education des Etats et gouvernements de la francophonie (Confemen). «En acceptant de parrainer les 60 ans de la Confemen, j’ai voulu, premièrement, traduire l’attachement du Sénégal à l’éducation et à la formation, acteur clé du développement du capital humain et de la cohésion sociale ainsi qu’à nos valeurs communes au sein de la francophonie. Deuxièmement, célébrer la Confemen, première institution inter-gouvernementale des pays ayant le français en partage et lui renouveler tout le soutien du Sénégal qui fait partie des 15 pays fondateurs en 1960 et qui s’honore d’abriter son siège depuis sa mise en place en 1968. Troisièmement, il s’agit de renouveler notre hommage auprès du Président Léopold Sédar Senghor, artisan de la création de la Confemen, et à tous les pionniers de la francophonie ainsi qu’au Président Abdou Diouf, ancien Secrétaire général de la francophonie mais aussi, à mon prédécesseur le Président Abdoulaye Wade, qui ont tous joué des rôles en tout cas dans la collaboration avec la Confemen», a-t-il soutenu.

«Il urge que dans les évaluations, la question du numérique prenne toute sa place»

Le Président Sall ajoute que l’évolution du monde a montré «combien était pertinente» la création de la Confemen. «Plus que jamais, l’éducation et la formation sont, en effet, au cœur des dynamiques qui portent le progrès par le savoir et le savoir-faire. C’est pourquoi, sur la question des défis, aussi bien pour nos élèves que pour nos enseignants, il urge que dans les évaluations, la question du numérique prenne toute sa place. Le numérique gouverne le monde aujourd’hui », a-t-il reconnu.