L’Apr et la coalition Benno face au nouvel ordre politique qui se dessine (Cheikh Ndiaye)

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L’Apr et la coalition Benno face au nouvel ordre politique qui se dessine (Cheikh Ndiaye)


Le week-end dernier, a été l’occasion de constater un peu partout dans le territoire national , des mobilisations ou remobilisations aux fins de démonstration de force politique et d’affirmation de la toute puissance de l’Apr et de la coalition Benno bokk yaakaar. Pour l’essentiel, l’objectif n’a pas été atteint. Le résultat obtenu à été celui tant redouté. Des scènes de violence entre des groupes rivaux, ont pris le dessus sur les aspects de mobilsation politique. Des affrontements qui n’ont, heureusement pas engendré des pertes en vies humaines, mais qui ont encore fortement écorné l’image de notre parti et partant, de notre leader , le Président Macky Sall. Il s’en est fallu de peu, tellement les dommages physiques et matériels sont importants et fortement déplorables . Au même moment, il y a une agitation au niveau de la Cojer dirigée par notre jeune et dynamique frère, Moussa Sow , où accusations et contre accusations , posts et de contre posts, alimentant les réseaux sociaux, en un moment assez chargé et contaminé. Des tentatives de liquidation évoquées par des leaders supposées, tapis dans l’ombre, en sont les causes évoquées, mais la situation est plus complexe. Personne n’aurait cru, que face à un contexte qui commande ou recommande la responsabilité comme sainte attitude , qu’on en arrive à une telle situation. On se pose quand même des questions, surtout d’ordre axiologique. Il certain que nombre d’observateurs, après les événements nés de l’affaire Adji Sarr_ Ousmane Sonko, s’attendaient à la nature de la réaction de l’Apr et de la coalition. Avant toute modalité d’actions politiques , l’intelligence politique aurait recommandé, que dans le cadre d’une approche systémique ou globale, qu’on procéda à une analyse sans complaisance de la situation, du contexte , des causes profondes et immédiates, de la vie du parti avec les différents pôles , pole militants, pole responsable, pole direction du parti, pôle idéologique, des interrelations, en vue de déboucher sur un repositionnement politique indispensable. Ne pas le percevoir, c’est faire preuve de cecité politique. Ce que nous avons vu comme paradigme le week-end dernier sur le terrain , n’est nullement une réponse politique et stratégique, elle est simplement la manifestation tangible de notre méconnaissance totale des enjeux actuels et futurs . Je me demande véritablement où sont nos stratèges politiques, ceux qui indiquent la Voie quand la vue politique s’assombrit.  C’est maintenant que les assises du parti et de la coalition sont utiles; c’est maintenant que l’évaluation s’impose , après dix années de gestion du pouvoir. C’est le moment d’aller au-delà des chiffres; c’est aussi le moment d’aller au-delà du bilan élogieux, pour mieux percevoir les attentes du peuple ( partisan et non partisan ) et les formuler autour d’un nouvel idéal. C’est le moment de donner une âme aux chiffres qu’on étale à longueur de débats.  Il faut retrouver notre âme, celle-là qui a fondé notre commun destin politique, dès 2008, de changer ce pays, cet espoir nouveau , perdu dans les souffrances que la conjoncture et la COVID ont aggravé. Tenter de le comprendre est indispensable dans le contexte. S’il faut même glisser vers un nouveau paradigme polarisateur socioculturellement , expression du peuple , pourquoi pas !
C’est maintenant que l’université du printemps à sa raison d’être, pour revisiter le projet politique et tenter de comprendre et  d’expliquer les attentes , les nouvelles nourritures spirituelles , économiques, morales, citoyennes dont le peuple a besoin et ce, malgré le bilan économique fort élogieux obtenu depuis 2012, 
A cette problématique, si nous préférons la mobilisation comme.unique modalité, on passera evidemment à côté du grand rendez-vous qui se dessine. Cette seule et unique préoccupation devrait retenir l’attention et mobiliser l’énergie de tous ceux qui aiment le parti , la coalition et le Président de la République, SEM Macky SALL.. Les lignes politiques sont en train de bouger , la recomposition est en cours et les acteurs en compétition sont pluriels, mais le but est unique et univoque , détrôner le pouvoir en place en 2024.  Cela passe d’abord par la victoire aux élections territoriales et législatives prochaines. Certes, le pays est majoritairement avec le Président Macky SALL , c’est toujours ma conviction, mais si les messages internes et externes ( qui nous viennent du reste du peuple) ne sont pas bien décryptés, analysés sans parti pris, la crise de confiance va progressivement comme beurre au soleil, fondre et il sera trop tard . Il.ne faut donc pas rater le cours de l’histoire, qui est en train de s’écrire et de se dérouler. Il faut tout faire pour déterminer , selon notre volonté , le nouvel ordre politique en cours..

Cheikh Ndiaye


Source: yerimpost.com