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Lutte Contre Le Sida : Le Ministère De La Femme Plaide Pour Une Meilleure Prise En Compte Des Préoccupations Des Enfants


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Lutte contre le Sida : Le ministère de la Femme plaide pour une meilleure prise en compte des préoccupations des enfants
Le ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la protection des enfants veut relever le défi de la prise en charge des enfants dans la lutte contre le Sida au Sénégal. C’est dans ce cadre qu’il a, en partenariat avec le Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS), organisé un atelier de plaidoyer pour «une meilleure prise en charge des préoccupations des enfants face à l’infection à VIH». Il est quesion ici, des actions de plaidoyer que ledit ministère a initié pour «une meilleure prise en charge des préoccupations des enfants» face au VIH/Sida et des activités de prévention et de protection contre la pandémie de Covid-19.
Cette rencontre de deux jours (8 et 9 juillet), organisée à l’intention de leaders et acteurs communautaires de la région de Dakar, s’est ouverte ce mercredi à Dakar. Elle s’inscrit dans une logique de réflexion pour «une meilleure prise en compte» des préoccupations des enfants face à l’infection à VIH.
«38 millions de personnes infectées, avec 1,7 million de nouvelles infections et 690 000 décès en 2019″
A l’occasion de la cérémonie d’ouverture des travaux de cet atelier de partage, de plaidoyer et d’échanges sur la situation de l’infection à Vih, particulièrement chez les enfants mais aussi, les défis à relever pour leur prise en charge, Dr Fatou Nar Mbaye Diouf, Secrétaire exécutive adjointe du CNLS, a révélé qu’en 2019, près de 38 millions de personnes vivaient avec le VIH/Sida dans le monde, avec 1,7 million de nouvelles infections et 690 000 décès liés à la maladie.
Cependant, elle signale que grâce à «un meilleur accès à une prévention, à un diagnostic, à un traitement et à des soins efficaces, l’infection à VIH est devenue maintenant une pathologie chronique qui peut être prise en charge avec l’assurance de vivre longtemps et en bonne santé».
«22% des nouvelles infections concernent les enfants de 0 à 4 et 15% des enfants de 15 à 24 ans»
Sous ce rapport, Dr Fatou Nar Mbaye Diouf renseigne qu’au Sénégal, l’épidémie du VIH/Sida est d’«ampleur modérée et en baisse dans la population générale mais la prévalence reste élevée chez certains groupes de population». 
Aussi, ajoute-t-elle, même si le pays enregistre «une prévalence faible» au sein de la population, «les femmes et les jeunes filles sont plus infectées». Et les enfants ne sont pas épargnés car, selon elle, les statistiques montrent que 22% des nouvelles infections concernent les enfants de 0 à 4 et 15% des enfants de 15 à 24 ans. Et actuellement, le Sénégal compte 1630 enfants qui sont dépistés, 1400 enfants qui sont mis sous .
Concernant les nouvelles infections chez les enfants, la Secrétaire exécutive adjointe du CNLS révèle que la transmission du virus de la mère à l’enfant, au moment de la grossesse, de l’accouchement ou au cours de l’allaitement, y occupe «une place assez importante».
Rappelant que le Sénégal s’est déjà engagé, à l’instar de la communauté internationale, à éliminer le VIH/Sida d’ici 2030, Dr Fatou Nar Mbaye Diouf, souligne que ceci doit «passer d’abord par une élimination de la transmission mère-enfant du Vih». 
Et pour y arriver, elle estime qu’il faut une implication de tous les acteurs, de tous les secteurs et notamment, du secteur de la femme, de la famille, du genre et de la protection des enfants. Aussi, la participation des communautés s’avère «très importante», pour elle.
«La prise en charge, un maillon faible chez les enfants»
Venu présider la cérémonie d’ouverture des travaux au nom de la ministre Ndèye Salimata Diop Dieng, Mame Ngor Diouf, Secrétaire général du ministère de la Femme, pour sa part, a précisé qu’au Sénégal, l’épidémie à VIH est de type concentré, avec une prévalence «basse» dans la population générale âgée de 15-49 ans qui est actuellement  à 0.5 %. 
Mieux, il ajoute que «72% des PVVIH connaissent leur statut sérologique contre 35% pour les enfants, 87 % des PVVIH qui connaissent leur statut sérologique sont sous traitement ARV contre 31% pour les enfants, 79% des patients sous traitement antirétroviral (ARV) ont une charge virale indétectable contre 17% pour les enfants».
Au vu de ces résultats, il note que force est de constater que la prise en charge des adultes connait «des progrès, mais celle des enfants constitue le maillon faible». Selon lui, «seulement 1.3% des enfants séropositifs bénéficient d’un traitement ARV et les décès sont deux (2) fois plus élevés chez les enfants que chez les adultes».
A en croire le représentant de Mme le ministre de la Femme, l’évolution du VIH/Sida est «particulièrement agressive chez les enfants et faute de traitement, le virus se multiplie et détruit leur système de défense». Ce qui, selon lui, les rend «plus vulnérables et les expose aux infections opportunistes».
De l’avis de Mame Ngor Diouf, la prévention de l’infection à VIH est «plus efficace quand les adolescents et les jeunes sont en mesure de maîtriser leur santé et de construire un avenir meilleur, avec comme armes l’acquisition de capacités à faire les bons choix et changer de comportements». Pour lui, la protection des enfants contre le sida passe par le «respect» de la convention des Nations-Unies, relative aux droits de l’enfant et de la charte africaine sur les droits et le bien-être.
Soulignant que le ministère de la Femme est «conscient» du fait que pour arriver à juguler l’infection à VIH/sida, Mame Ngor Diouf estime qu’«il faudrait prévenir la transmission de la mère à l’enfant ; procurer un traitement pédiatrique aux enfants ; prévenir l’infection à VIH chez les adolescents et les jeunes et enfin, protéger et soutenir les enfants vivants avec le VIH/sida».


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