Lutte contre le terrorisme: Solution, par Ousmane Sonko (Alla Kane)

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Lutte contre le terrorisme: Solution, par Ousmane Sonko (Alla Kane)


Ce texte date  du 23 octobre 2018, après avoir lu son livre vision SOLUTION et en réaction, à l’époque, aux propos de ses pourfendeurs malhonnêtes qui le vouaient aux gémonies en le taxant de terroriste, d’islamiste, et tutti quanti. Il avait été publié dans la presse et les réseaux sociaux.

L’actualité m’oblige à le remettre tel quel dans cette actualité car, comme on le constate, les anti-Sonko reviennent en masse avec les mêmes objectifs. 

Les avenues du pouvoir sont truffées de maccarthystes, version vingt et unième siècle.

Au siècle précédent – le 20e – les maccarthystes avaient comme épouvantail, le communisme comme arme de la contre-offensive au mouvement de libération nationale qui avait comme appui solide le camp socialiste.

Tous les patriotes, progressistes, nationalistes de l’époque étaient taxés de communistes. C’était la période de la guerre froide où il fallait à tout prix endiguer le déferlement du communisme dans le monde.

En ce 21e siècle, suite à la disparition du camp socialiste, l’épouvantail aujourd’hui c’est le terrorisme. Tous les patriotes, tous les nationalistes, tous les anti-impérialistes, tous les révolutionnaires sont logés à l’enseigne du terrorisme pour freiner la marche du monde vers plus de liberté, plus de démocratie, plus de souveraineté, plus d’indépendance. C’est dans ce cadre qu’il faut situer les propos tenus par les officiels comme le ministre de l’intérieur quand il parle d’ « acte terroriste », notre ministre des affaires étrangères quand elle parle de « présence de forces occultes venues de l’extérieur », le ministre de la justice taxant carrément les manifestants de « terroristes, islamistes, salafistes, djihadistes », le Secrétariat du CC du PT/Sénégal qui, lui, les assimile aux « frères musulmans »

Tout cela est en dehors de la vérité.

Relisez attentivement ce texte. Vous saurez enfin quel crédit accorder aux propos des adversaires de Ousmane Sonko qui ne cessent de le présenter comme terroriste, un djihadiste, un partisans de Daesh, … etc.

Ousmane SONKO a abordé le terrorisme au chapitre XI de son livre vision : SOLUTIONS pour un Sénégal nouveau, chapitre intitulé : « sécuriser le Sénégal et les Sénégalais » Ce chapitre fait l’objet d’un développement allant de la page 193 à 203. Ses développements s’appuient sur la constatation faite d’une double menace clairement identifiée en ces termes : « celle qui pèse sur le territoire physique et les opportunités qu’il offre, et celle qui pèse sur la paix et la sécurité des citoyens. »

Sur les menaces sur le territoire physique, il cible un certain nombre comme l’avancée de la mer sur tout son flanc maritime ouest et du désert au nord, la salinisation des terres agricoles au sud-est et à l’ouest. Quant à celles qui pèsent sur les personnes il note que « le Sénégal vit dans un monde de moins en moins sur, de plus en plus violent et immoral. »  Il ajoute : « les derniers développements en termes d’agressions, de rapts, de meurtres crapuleux… nous recommandent prudence et alerte. Ces actes barbares n’épargnent pas les enfants en bas âge et même les nouveaux-nés : ils frappent durement les personnes vivant avec un handicap comme les albinos ».

Sa démarche d’approche de ces questions est toujours double : constat de l’état des lieux et proposition de solutions pouvant permettre de faire face en vue de leur éradication définitive. 

C’est dans ce cadre qu’il aborde  la question  du terrorisme sous ce double angle de constat et de solutions. 

Sous le premier, il commence par affirmer que : « Mais les plus grandes menaces auxquelles nous pouvons être confrontés, ne peuvent provenir que de l’extérieur. La menace TERRORISTE est devenue, comme la toile internet, tentaculaire. Elle n’épargne aucun pays dans la configuration géopolitique et peut provenir de toute source idéologique, identitaire, économique… »

« Notre pays n’a jusque-là jamais été frappé  par ce fléau des temps modernes, mais doit se prémunir au regard de ce qui se passe dans la sous-région, notamment au Nigeria, au Mali voisin et dans le Sahel en général. » Il précise en affirmant que « le terrorisme n’a cure des règles de droit international et humanitaire et impose une guerre asymétrique, sans front, à laquelle aucune armée n’était préparée, à fortiori les nôtres »

Sous le second angle de propositions de solution il déclare : « Il nous faut donc revoir et renforcer la formation, mais l’équipement de nos troupes. Nous privilégierons le renseignement, seul à même de nous conférer une longueur d’avance dans ce type de guerre asymétrique.»

Encore plus précis il ajoute : « Nous doterons le Sénégal de forces  d’élites bien entrainées et équipées, dignes des meilleurs du monde, capables de se déployer rapidement et d’éradiquer une situation de danger… Nous affirmerons la souveraineté militaire pleine et entière du Sénégal sur son territoire. A cet effet, nous exigerons  le départ des troupes militaires étrangères sur le sol national et la restitution des bases occupées ».

Mais nous maintiendrons et diversifierons les liens de coopération militaires, au moyen d’accords de défense »

Il nous apprend que sa solution s’articulera autour du triptyque formation, équipement et accompagnement opérationnel de nos armées avec comme axe le plus important la coopération africaine et sous régionale.

Il le confirme en proclamant nettement : « Nous pensons que c’est une erreur stratégique que le Sénégal soit absent du G5 Sahel, ne serait ce qu’à titre d’observateur, vu les menaces communes qui guettent nos pays et qui se multiplient depuis plusieurs années au Nigeria, au Niger, au Burkina et même le Mali, avec qui nous partageons une frontière poreuse. Cette nouvelle menace ne se prévient pas seule et certains pays d’Afrique (Cameroun, Tchad, Niger, Nigeria et Benin) durement frappés le savent si bien qu’ils ont mis en place la force multinationale mixte pour la lutte contre Boko haram dans le cadre de la Commission du Bassin du Lac Tchad. 

Nous sommes partisans de solutions africaines aux problèmes africains par la mise en place d’un commandement africain permanent, financé entièrement par les africains, doté de troupes permanentes et prêtes à être engagées dans des opérations de rétablissement et de maintien de la paix sur le continent. »

Telle est la réponse de Ousmane SONKO à ses détracteurs qui le trainent dans la boue en l’accusant d’être un militant du terrorisme et un membre de Daesh.

Réponse ou ne peut plus claire, nette, précise, sans fioritures et sans équivoque, rendue publique depuis le 16 septembre 2018, date de la présentation officielle de son livre vision.

Les auteurs de cette accusation ne se sont même pas donné la peine de lire ce livre, mais, partageant le dénominateur commun d’être en service commandé, richement rémunéré, ils se sont laissé aller à des accusations graves et mensongères qui ont toutes finies leur course dans le « trou noir ».

Leur attitude du renard qui s’égosille pour faire tomber le fromage du bec de leur « généreux » corbeau n’a pas eu l’effet escompté cette fois-ci. Ils sont certainement en train de chercher, pour le beau plaisir, pour ne pas invoquer le ramage et le plumage, de leur maître, des poux à coller sur la peau de Ousmane SONKO, ce, jusqu’au 24 Février 2019 date du premier tour de l’élection présidentielle.

Les accusations de toute nature fuseront de partout, la cible principale étant Ousmane SONKO, cible qu’ils veulent voir à terre.

Qu’ils sachent que cette diabolisation bâtie sur des mensonges cousus de fil blanc, ces dénigrements faciles, ne passeront pas et n’atteindront jamais leur objectif.

DOG BUUMU NJAAM GI, pour un Sénégal nouveau.

Dakar 23 Octobre 2018

ALLA KANE

Membre du SP de Yoonu Askan wi/

Mouvement pour l’autonomie populaire


Source: yerimpost.com