Mamadou Ndoye : “Karim Wade doit revenir au pays et retrouver, comme tout citoyen, sa place”ParKhalil Kamara 14/02/2021 à 13:17

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Karim Wade doit revenir au pays et retrouver, comme tout citoyen, sa place“, selon Mamadou Ndoye. L’ex-Secrétaire général de la Ligue démocratique (Ld) était l’invité de l’émission “Jury du dimanche” sur iRadio. Il a aussi donné son avis sur le Dialogue politique.

Et je continue de la condamner…

Karim Wade a commis des fautes. Il a été sanctionné pour ses fautes. Il doit revenir au pays et retrouver, comme tout citoyen sa place… Même étant contre Karim Wade, étant contre ce qu’il a fait dans ce pays que j’ai condamné à l’époque et que je continue de condamner, parce qu’étant fils d’un président de la République prenant les pouvoirs comme s’il était président de la République et se servant de ces pouvoirs pour s’enrichir, je l’ai condamné comme tel. Et je continue de la condamner“, souligne Mamadou Ndoye.

Retrouver leurs droits civiques…

Pour lui, une fois que Wade-fils a été sanctionné et qu’il a subi cette sanction, on doit le laisser retrouver ses droits de citoyens. Il plaide pour un “contre-pouvoir dévolu à l’opposition… Mais lorsqu’un pouvoir a besoin d’éliminer une opposition, c’est tout sauf une démocratie. C’est ainsi que Khalifa Sall et Karim Wade doivent retrouver leurs droits civiques“.

Dialogue politique…

Quand le président appelle à un dialogue, sur le principe, je suis pour. Et quand j’étais aussi dans Benno Bokk Yakaar (BBY), je lui donnais ce conseil par rapport aux forces politiques : vous ne pouvez pas dire ‘je vais faire un Plan Sénégal Émergent (PSE) pour 2035, et ne pas avoir un large dialogue au niveau du pays’…“, rappelle-t-il.

“Vous ne pouvez pas être là jusqu’en 2035…

D’abord, pour le succès du PSE, il est important que les gens se l’approprient et soient actifs dans sa réalisation. Ensuite, si vous ne faites pas le dialogue, y compris avec les gens chargés de l’alternance politique demain, comment pouvez-vous parler de projets pour 2035 ? Parce que vous ne pouvez pas être là jusqu’en 2035. Donc, tout devrait vous amener à dialoguer sur ces questions-là pour la construction du pays.

Le cas Sonko…

Les pays d’Europe du Nord savent construire un consensus sur le long terme, à travers une alternance démocratique. Malheureusement dans nos pays, cela ne se fait pas. Pourquoi ? Parce que c’est notre relation avec le pouvoir politique. Si on a une relation au pouvoir politique qui fait que quand on a le pouvoir, il nous faut tout le pouvoir, et que personne d’autre ne peut avoir un autre pouvoir, le combat politique devient un combat mortel. C’est ce à quoi nous assistons aujourd’hui (affaire Sonko)“, remarque-t-il.

A ce moment-là, la lutte devient à mort…

Avant de poursuivre : “Parce que quand j’ai le pouvoir, j’ai tout et celui qui est en dehors du pouvoir n’a rien. Ça nous fait revenir au cas Khalifa Sall. Il a été élu comme maire de Dakar, il a un pouvoir restreint, mais il faut que le président lui enlève coûte que coûte ce pouvoir-là. Il ne veut laisser à personne une petite parcelle de pouvoir politique. A ce moment-là, la lutte devient à mort.