Migrants aux îles Canaries : Le Pm espagnol et le Président Sall parlent rapatriements…ParMangoné KA 08/04/2021 à 15:16

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En visite à Dakar ce jeudi 8 avril, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, sera reçu en audience par le Président Macky Sall. Au menu des échanges, un média européen croit savoir que les deux personnalités parleront de rapatriement des migrants sénégalais arrivés à bord de pirogue aux îles Canaries.

Un constat affolant

Chaque jour, des migrants continuent de prendre la mer vers les îles Canaries. En 2020, la grande majorité des migrants qui embarquaient vers les îles Canaries étaient Algériens et Marocains. Les Sénégalais, eux, représentaient 5 % des nouveaux arrivants.

En 2020, 23 000 migrants ont débarqué aux îles Canaries. Un phénomène qui continue en 2021 alors que plus de la moitié des 6 000 migrants que l’Espagne a déjà vu arriver sur ses côtes depuis le début de l’année accostent aux Canaries.

Selon .la-croix.com, visité par Senego, il est donc tout à fait possible que les deux dirigeants sénégalais et espagnol abordent le sujet lié au  rapatriement des migrants sénégalais lors de leur rencontre? Alors que les expulsions pourront reprendre avec l’amélioration de la crise sanitaire.

Le stratagème

Un accord de rapatriement avait déjà été mis en place en 2006 entre l’Espagne et le Sénégal, abandonné depuis. En parallèle, l’Espagne continue de renvoyer ses migrants non éligibles à l’asile vers leurs pays d’origine. Seulement, ces rapatriements ont pris du plomb dans l’aile avec la pandémie de Covid-19.

Une solution serait d’offrir une vraie voie d’accès légal au territoire européen, mais cela ne semble pas être dans les plans du gouvernement espagnol qui vient d’ouvrir un centre de 7 000 places, aux îles Canaries, dans le but de renvoyer les migrants dans leurs pays d’origine au compte-goutte.

…De rapatriement

Si les accords qui avaient été mis en place en 2006 étaient remis sur la table, ils seraient extrêmement problématiques. En plus des renvois depuis les Canaries, des bateaux de Frontex patrouillaient dans les eaux sénégalaises pour empêcher le départ des embarcations vers les îles européennes. Mais on empêcherait les populations de quitter leur pays, ce qui est contraire à l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme et on criminaliserait les départs.


Source: senego.com