[Retro]Macky Sall, l’album 2021


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[Retro] Macky Sall, l’album 2021
Le chef de l’Etat a prononcé vendredi 31 décembre son traditionnel message de fin d’année. Tirant un trait sur 2021 avant de prendre en février prochain la présidence de l’Union africaine. De la mise en œuvre de son plan de relance post-Covid à l’inauguration du TER en passant par les émeutes meurtrières de mars, le président de la République a vécu douze mois intenses. Retro en douze étapes.

 

1. Plan de relance post-Covid

Quatre mois avant 2021, l’année zéro de son déroulement, le gouvernement a adopté le Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A). Celui-ci couvre la période 2021-2023. Son objectif ultime est de remettre le pays sur la trajectoire de l’émergence qui était la sienne avant la crise. Son budget s’établit à 12 125 milliards de francs CFA. L’ensemble des secteurs de l’économie sont concernés. Mais, une attention particulière est accordée aux secteurs prioritaires et de souveraineté : agriculture-pêche/aquaculture-élevage, santé, industrie pharmaceutique, transformation digitale, tourisme-transport aérien…

2. Campagne vaccination

Le Sénégal a lancé mardi 23 février sa campagne de vaccination contre la Covid-19. Il est le premier pays d’Afrique de l’Ouest dans ce registre. Malheureusement, les populations ne se pressent pas dans les centres de vaccination. D’ailleurs, près de 400 000 doses auront fini à la poubelle en 2021 et la tendance ne semble pas près de s’inverser malgré les ravages du variant Omicron et les menaces du Président Macky Sall d’instaurer un pass sanitaire ou vaccinal.

3. Emeutes du 8-Mars

Plus d’une dizaine de morts, des centaines de blessés, des scènes de saccage et de pillage… : le Sénégal a vécu début mars les pires manifestations de son histoire depuis le début du 21e siècle. L’arrestation de l’opposant Ousmane Sonko a mis le feu aux poudres. Les événements ont poussé Macky Sall à réajuster sa politique en direction des jeunes. Le chef de l’Etat a prôné «une démarche d’écoute et de proximité dans la formation, l’encadrement, l’entrepreneuriat, l’insertion et l’emploi des jeunes». De cette déclaration d’intention est née le programme «Xëyu ndaw ñi». Et à la suite de ces événements, le Président Sall a réorganisé la police, la gendarmerie ainsi que les services de renseignements. Jurant que «ce qui s’est passé ne se reproduira pas».   

4. Tournées économiques

Deux mois après les émeutes de mars, le Président Macky Sall entame une tournée économique dans tout le pays. Officiellement, il s’agit d’évaluer les investissements déjà réalisés et d’en lancer de nouveaux. Mais pour l’opposition, il s’agit d’une tournée électorale. A chaque étape, le chef de l’Etat a inauguré quelques infrastructures, mais il ne s’est pas privé de bain de foule et de rencontrer des responsables politiques de son parti, l’Alliance pour la République.

5. Dialogue politique

Lancées en mai 2019 par le Président Macky Sall, ces concertations ont réuni le pouvoir, l’opposition et la société civile. Elles ont abouti, en juillet 2021, à l’adoption du nouveau code électoral. Quelques consensus ont été relevés : désignation les maires au suffrage universel direct, suppression des parrainages pour les locales… En revanche, quelques points de discorde sont demeurés. L’opposition avait par exemple demandé la suppression définitive du parrainage ainsi que des articles L31 et L32 qui «excluent» du jeu politique Khalifa Sall et Karim Wade. Sur ces sujets, le pouvoir avait plaidé le statuquo. Invité à arbitrer, le chef de l’Etat trancha en faveur de son camp.

6. Production de vaccins

L’Institut Pasteur de Dakar (IPD) a obtenu en juillet dernier une subvention de 14 millions de dollars (environ 8,5 milliards de francs CFA) pour la mise en place d’une nouvelle unité de production de vaccins, notamment contre la Covid-19. L’objectif d’ici à 2022 est de couvrir à partir de la capitale sénégalaise plus de 20% des besoins du continent en vaccins contre le coronavirus. Et à l’horizon 2040, l’IPD devra contribuer à la production par des laboratoires locaux de 60% des vaccins de routine administrés en Afrique.

7. Avocat de l’Afrique

Avant même de prendre la présidence de l’Union africaine, au mois de février prochain, Macky Sall semblait déjà à l’aise sous sa robe d’avocat de l’Afrique. Profitant des tribunes internationales pour plaider sa cause : pousser les pays riches à lever les brevets sur les vaccins, accorder une partie de leurs Droits de tirage spéciaux (DTS) aux pays africains et inciter la communauté internationale à réformer les règles du commerce mondial pour plus d’équité à l’égard du continent. Ces prises de position du chef de l’Etat ont renforcé le rayonnement du Sénégal dans le monde. Au même titre que l’organisation à Dakar cette année du sommet Chine-Afrique ainsi que la 7e édition du Forum Paix et Sécurité.

8. Retour du poste de PM

Un peu plus de deux ans après sa suppression, le poste de Premier ministre est remis dans l’architecture institutionnelle sénégalaise. Les députés ont adopté vendredi 10 décembre la loi le rétablissant. La gestion de la crise sanitaire et l’accession du Sénégal à la présidence de l’Union africaine sont les raisons avancées par le Président Macky Sall pour justifier ce virage à 180°. «Je ne peux m’occuper du Sénégal au quotidien. Or, il faut s’occuper du Sénégal au quotidien, il faut donc un Premier ministre pour le faire», a martelé le chef de l’Etat dans un entretien avec France 24 et RFI.

9. Certification ISO de la présidence

La Direction des moyens généraux (DMG) de la présidence de la République a obtenu la certification ISO 9001 pour son Système de management de la qualité (SMQ). Elle est attribuée par l’Agence française de normalisation (AFNOR). «Cette norme définit les exigences d’un SMQ, avec une orientation client, et toujours le principe fondamental d’amélioration continue», a rappelé la directrice générale d’AFNOR, Myriam Augureau-Landais. La DMG gère le budget, les ressources humaines civiles et militaires, le patrimoine et la logistique en rapport avec les services et autres structures autonomes rattachés à la présidence de la République.

10. Recettes des hydrocarbures

Le Sénégal a tenu mardi 21 décembre un Conseil présidentiel sur la gestion des recettes à tirer de l’exploitation prochaine de ses ressources pétrolières et gazières. Un projet de loi sera présenté dans ce sens. Le texte est articulé autour de quatre axes. «Il s’agit de l’interdiction de toute cession anticipée des ressources d’hydrocarbures, la budgétisation intégrale des revenus tirés de l’exploitation des hydrocarbures, la création d’un fonds intergénérationnel et la création d’un fonds de stabilisation», a détaillé le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, au cours de la rencontre présidée par Macky Sall. Le ministre a ajouté : «Un maximum de 90% des recettes projetés va abonder le budget général de la loi de finance de chaque année. Un minimum de 10% sera destiné au fonds intergénérationnel.»

11. Scandales à la pelle

L’année 2021 a été entachée par une série de scandales au cœur de l’Etat. Des détournements de grande ampleur ont été signalés au Trésor public, à l’Ipres, à La Poste et à la Sicap. Des enquêtes sont en cours. Elles permettront peut-être de constituer les pièces du vaste puzzle de ces affaires qui n’ont pas révélé tous leurs secrets. Mais la plus grosse affaire de l’année est sans doute celle de trafic de passeports diplomatiques dont les principaux mis en cause auraient agi essentiellement entre la présidence de la République et le ministère des Affaires étrangères. Deux députés ont été placés sous mandat de dépôt dans le cadre de l’enquête.

12. Inauguration du TER

Le Président Macky Sall a inauguré lundi 27 décembre le Train express régional (TER), un des projets phares du Plan Sénégal Émergent (PSE). Le train va dans sa phase 1 relier Dakar à Diamniadio, soit 36 km. Il va transporter 115 000 passagers par jour pour des tarifs variant entre 500 et 2500 francs CFA.  Les spécialistes de la mobilité urbaine assurent que le TER va améliorer la qualité de vie des près de quatre millions de Dakarois. Il va réduire fortement les 100 milliards de francs CFA de pertes annuelles causées par les embouteillages dans la capitale sénégalaise. Sans compter les emplois et les économies d’émissions de gaz à effet de serre que sa mise en service va entraîner. Le TER comportera une deuxième et une troisième phase qui vont permettre de desservir Mbour et Thiès.


Source: seneweb.com