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Seyda Mariam: Ses relations avec les Présidents sénégalais et la folle proposition d’un Roi SaoudienParMaimouna SANÉ 26/12/2020 à 21:17

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Après les décès de Cheikh Ahmed Tidiane Niass et de son frère Cheikh Mouhamadoul Moukhtar Niass, il y a de cela quelques mois, un autre enfant de Cheikh Ibrahim Niass vient de rendre l’âme ce samedi après midi à Dakar. Seyda Mariama Niass, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a consacré l’essentiel de sa vie à l’enseignement du Saint Coran. Personnalité féminine particulière, elle avait entretenu différentes relations avec les Présidents Abdou Diouf, Abdoulaye Wade, et Macky Sall. Elle bénéficiait d’une considération particulière dans le monde arabe.

La subvention d’Abdou Diouf coupée par Abdoulaye Wade

Quand Seyda Mariama Niass a commencé l’enseignement du Saint Coran, tous les frais relatifs à la bonne marche de ses daaras étaient à sa charge parce qu’aucun des enfants du daara ne sort pour mendier. Du temps de Abdou Diouf elle bénéficiait d’une subvention, mais quand le Président Abdoulaye Wade est arrivé, cette subvention a été coupée. Cela n’a pas empêché les daaras de fonctionner pleinement. Mais ses relations avec le président Wade étaient toujours au beau fixe.

La décoration de Macky Sall
Selon les témoignages de son petit-fils Cheikh Baye Kane, “le Président Macky Sall, a beaucoup de respects à l’égard de Yaye Boye (Seyda Mariama Niass)” raconte t-il. “D’ailleurs, tout juste après son accession il l’a reçue et décorée à l’Ordre national du lion. Un jour, quand le Président Sall a su, on ne sait par quel moyen que Ya Seyda était malade et se trouvait en France, il a pris contact avec la famille pour leur demander de bien lui laisser prendre en charge les frais médicaux de la grande dame. Il lui vouait un grand estime”, souffle encore son petit-fils.

Relations avec les autres Pays

Les corps diplomatiques présents au Sénégal lui vouent une grande considération. “Son père Cheikh Ibrahim Niasse l’amenait partout durant ses nombreux déplacements à travers le monde. Et c’est de là qu’elle a beaucoup développé le sens du contact avec les autres surtout avec les grandes personnalités. Elle a toujours cru  au concept de  l’ouverture, mais dans l’enracinement. D’où la présence de nombreuses nationalités dans ses daaras”, déclare son petit-fils. Au cours de ses nombreux séjours à l’étranger, elle amenait avec elle, les élèves les plus méritants de ses daaras. D’ailleurs beaucoup de jeunes ont découvert divers  horizons grâce à ces voyages.

L’astronomique proposition du Roi Saoudien

Cheikh Baye Kane raconte qu’un jour “lors de ses nombreux voyages en Arabie Saoudite, un jeune élève de Yaye Boye  récitait parfaitement le Saint Coran, devant le Roi Sultan Ben Abdel Aziz, (roi saoudien à l’époque). Ebloui par ce qu’il venait de voir, le roi avait proposé à Ya Seyda  de lui donner un palais avec tout le luxe qui s’en suit, beaucoup d’argent, un avion uniquement à sa disposition pour revenir au Sénégal quand elle le voulait, juste pour rester en Arabie Saoudite et enseigner le Coran à ses enfants et aux autres enfants de la famille royale. Mais la réponse de la grande dame au Roi, trouvait sa base dans un Hadith du Prophète Seydina Mouhamed (SAWS) qui disait que « avoir un amour propre pour sa patrie est synonyme de bonne foi pour un musulman ». Elle lui proposa à sa place, les services de ses anciens élèves qu’elle a eu à former. Elle a préféré ses daaras au Sénégal contre toute la richesse qu’on lui a proposée. Et à ce moment, ses moyens n’étaient trop pas fameux, elle a préféré rentrée au Sénégal gérer ses daaras  avec ses modestes revenus, que d’accepter les propositions astronomiques d’un Roi”.