Sit-in Des Journalistes : Thiès Fortement Mobilisée Pour Dire Non Aux Menaces Sur Les Médias

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Sit-in des journalistes : Thiès fortement mobilisée pour dire non aux menaces sur les médias
“Menace sur les médias, liberté et démocratie en péril” : Telle est la phrase qui était estampillée sur les t-shirts portés par les professionnels de l’information en cette journée internationale de la liberté de la presse. Thiès a marqué l’événement, à l’instar des autres localités, par un sit-in des professionnels des médias. Sit-in à l’issue duquel un mémorandum contenant les maux de la presse a été remis au gouverneur de Thiès Mouhamdou Moustapha Ndao.

“La principale crainte pour nous autres acteurs de la presse, c’est de voir qu’au-delà des menaces verbales auxquelles nous avions été déjà confrontées, viennent s’ajouter désormais des atteintes à notre intégrité physique. Pour ne pas dire à notre vie. Ce qui serait inacceptable et indigne d’un pays comme le Sénégal, réputé être une grande démocratie, un pays de paix. Oui, chers confrères et consœurs, nous sommes en danger. La presse est en danger au Sénégal, du fait de ces menaces venant de divers ordres qui planent comme une chape de plomb sur nos têtes”, martelé Marième Coly, présidente de la Convention des jeunes reporters antenne de Thiès.

Outre les menaces et agressions faites aux journalistes, il y a un problème interne que les acteurs des médias doivent régler. Il s’agit des difficiles conditions d’exercice au sein des rédactions.

Alors, “basta”, ont dit les journalistes basés dans les départements de Thiès et Tivaouane venus massivement participer à la manifestation.

“Les jeunes reporters vivent le calvaire. Ils sont abandonnés à leur sort. Et les correspondants régionaux que nous sommes sont les principales victimes de cette précarité ambiante. Nous exigeons donc la fin de cette précarité et de la négligence dont sont victimes les correspondants dans les régions. Nous exigeons une véritable prise en charge au niveau salarial et social”, réclament-ils.

Non au vampirisme de certains patrons de presse

“Nous interpellons également les patrons de presse à se conformer à la convention collective. Il faut que ça cesse. Nous exigeons l’application stricte de cette convention collective ;

L’assainissement de la presse ; la fin des stages à durée indéterminée entres autres. Ensemble pour la fin de cette précarité et pour un meilleur devenir de la presse pour rendre aux reporters que nous sommes leur fierté et leur dignité.”, scandent, en cœur les journalistes.